Quelques titres que nous avons aimé mais nous pourrons vous parler de bien d'autres lors de votre passage...

Couleurs de l'incendie, Pierre Lemaitre (Albin Michel 22.90€)

Vous aviez aimé "Au revoir la haut", alors vous aimerez ce deuxième volet de la trilogie. On retrouve Madeleine Péricourt, héritière de l'empire financier fondé par son père, Marcel qui vient de mourir. Mais le destin est parfois bien cruel et va précipiter Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l'adversité, à la cupidité et à l'ambition de son entourage, elle devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour reconstruire sa vie dans cette France de l'entre deux guerres qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.

Les étoiles s'éteignent à l'aube, Richard Wagamese (Zoé 20€)

Francklin est indien. Il vit à l'écart de la ville avec "le vieil homme", celui qui l'élève depuis toujours. Il a tout juste 16 ans lorsque son père, ravagé par l'alcool lui demande de venir à son chevet et de l'emmener au coeur de la montagne, là où on enterre les guerriers...
Un roman sur la transmission et sur la paternité. Qui est le vrai père? Celui qui a conçu ou celui qui a élevé?
Beauté puissante et sauvage du grand nord canadien, complexité des vies, écriture poétique, ce livre est un véritable bijou.
La fille du van, Ludovic Ninet (Serge Safran éditeur 17,90€)
C'est un premier roman et c'est un choc! On est frappé par l'énergie que dégage ce texte, par son écriture brutale qui bouscule, par ses quatre personnages cabossés par la vie. D'abord, il y a Sonja, jeune infirmière engagée en Afghanistan qui fuit ce passé militaire, en lutte contre ses cauchemards. Echouée à Mèze sur les bords de l'étang de Thau, elle rencontre Pierre qui tient une rôtisserie sur la parking d'un supermarché. Le personnage de Pierre est inspiré de Pierre Quinon, champion olympique de saut à la perche en 1984. On trouve aussi Abbes, fils de Harki au casier judiciaire un peu trop rempli et Sabine, jeunne femme solitaire aux rêves brisés.
Malfré la noirceur du récit, "la fille du van" est au bout du compte un texte lumineux.
Taqawan, Eric Plamondon (Quidam 20€)

Le 11 juin 1981, trois cents policiers débarquent sur la réserve de Restigouche pour s'emparer des filets des indiens Mig'maq parce qu'une nouvelle loi doit maintenant réglementer la pêche au saumon. Emeutes, répression, la pays découvre alors un peuple qu'il avait oublié.
Histoires de luttes et de pêches, d'amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan est un roman étonnant qui se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d'un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

Les rêveurs , Isabelle Carré (Grasset 20)
On est toujours un peu dans le doute en commençant un livre comme celui-ci: l'histoire d'une vie, celle d'une actrice connue et pourtant! On découvre d'abord une grâce d'écriture, et l'histoire d'une famille un peu déglinguée dans les années 70. Une mère issue de la petite noblesse désargentée de Vendée, qu'on a envoyée à Paris pour cacher sa grossesse, un père artiste, un peu barré et entre les deux, trois enfants dont Isabelle qui nous raconte les couleurs acidulées
de l'enfance mais aussi le monde compliqué des adultes, les métamorphoses douloureuses, la rencontre avec le théâtre qui sera un déclic et lui permettra de vivre!

L'homme semence, Violette Ailhaud (Editions Parole 8€)
Violette Ailhaud est née en 1835. L'homme semence est un récit qu'elle a écrit en 1919, mais qui n'a été découvert et lu qu'après sa mort en 1925.
Ce roman se passe en 1852, dans un village des Basses Alpes de l'époque, brutalement privé de tous ses hommes à la suite du soulèvement républicain de 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun afin que la vie continue dans le ventre de chacune. On trouve dans l'homme semence un petit parfum de Giono, mais c'est surout un récit très poétique plein de sensualité et de féminité.
Un livre très court mais un grand roman!

Romans policiers

Xango Gildas Girodeau (Au delà du raisonnable 18€)
Sur une plage près de Perpignan, le cadavre d'un homme décapité est découvert. Autour de lui, dans le sable, des signes tracés interpellent une jeune enquêtrice récemment affectée dans le sud...
Mais ce cadavre n'est pas le seul. Qu'est ce qui relie tous ces assassinats dont le rituel est toujours le même? On plonge alors dans de sombres histoires concernant le rôle des français en Argentine depuis les années 50 jusqu'à la fin des dicatures militaires. Passionnant!
Xango est le douzième roman de Gildas Girodeau qui puise les sources de son inspiration dans le bouillonnement politique et culturel engagé des années 70.

Ma zad Jean Bernard Pouy (Gallimard 18€)
La ZAD en question n'est pas comme on pourrait s'y attendre celle de Notre Dame des Landes, mais une ZAD imaginaire qui ressemble quand même à celle de NDDL. Là, Camille Destroit, quadra un peu perdu, salarié d'un supermarché parce qu'il faut bien vivre est interpellé lors de l'évacuation du site. Pour couronner le tout, le hangar où il stockait des objets de récup destinés à ses copains zadistes part en fumée. Heureusement, la jeune Claire est là, qui avec quelques copains de lutte égaye le quotidien et lui redonne l'envie de lutter contre cette famille de potentats locaux qui bétonnet à tour de bras: les Valter. Il faut entrer dans l'écriture de J. B. Pouy mais on s'attache très vite à cette histoire qui réserve bien des surprises.
Bandes dessinées

Mon voisin Raymond Troubs (Futuropolis 17€)

Voici une BD où il ne se passe rien, pas d'intrigue, pas d'histoire, seulement le temps qui passe, la nature qui change et c'est ce qui fait tout son charme. Troubs raconte sa relation avec son voisin Raymond, vieux monsieur qui vit au rythme des saisons dans son hameau déserté. Ses visites lui donnent l'occasion de couper du bois, d'entretenir le jardin, de boire un café et de discuter, de tout, de rien, de la vie qui passe.
Cet album est un hymne à la simplicité, une ode à l'échange et à la transmission.

Ralentir , Alexis Horellou et Delphine Le Lay (le lombard 16.45€)

Un commercial épuisé, rentre chez lui en Bretagne. Il vient d'avoir une promtion, ce qui lui laissera encore un peu moins de temps libre. Sur la route, il prend en stop une jeune fille qui elle, cherche à travailler le moins possible. Deux mondes s'affrontent dans l'espace clos de la voiture. Des orages provoquant des innondations,ils sont contraints à quitter la nationale et quand ils passent devant un panneau: "plus loin c'est bloqué, venez prendre l'apéro", ils décident de s'arrêter un moment. Le jeune cadre découvre alors qu'un autre mode de vie est possible...
Une Bd qui présente une réflexion intéressante sur le travail et les alternatives.

Albums jeunesse

Jouer dehors . Laurent Moreau (Hélium 16.90€)

Deux enfants s'évadent à travers leur imagination et se lancent dans un incroyable tour du monde animalier où il est impossible de s'ennuyer. Ils traversent des tas de paysages différents et découvrent plus de 250 espèces d'animaux, certaines plus en danger que d'autres.

Avec des dessins qui ont un petit côté vintage rappelant les illustrations des livres de lecture d'autrefois, Laurent Moreau réussit à nous entraîner dans un monde à la fois imaginaire et très réèl.

Je veux enlever la nuit, Hélène Gaudy et Simone Réa (Cambourakis 14€)

Oscar n'aime pas la nuit. Il préfère jouer, courir, dessiner mais surtout pas dormir. Alors patiemment, sa maman, qui elle, aimerait bien dormir, lui explique la richesse que recèle l'obscurité pour peu qu'on laisse vagabonder son imagination: la lumière éteinte, le noir s'allume et l'enfant s'endort dans la douceur de ses mille nuances, du noir un peu bleu au noir tout chaud ou lumineux.
Un album d'une grande tendresse sur le thème des endormissements difficiles, servi par les illustrations subtiles et feutrées de Simone Réa et la plume délicate d'Hélène Gaudy.
Romans jeunesse
La déclaration Gemma Malley(Hélium16€)
Ce roman est une nouvelle édition déjà parue il y a plus de 10 ans chez un autre éditeur. Peut être était-il trop en avance sur son temps à l'époque.
Nous sommes en 2140 et les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis des années dans un pensionnat pour les "surplus", ces enfants qui n'auraient pas dû naître, ces enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde mais elle rencontre Peter qui semble la connaitre. Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille? Et pourquoi Anna est elle si troublée?
A travers l'histoire incroyable d'Anna et au fil de son carnet qui est son seul confident, "la déclaration" est un roman boulversant sur la vitalité de l'adolescence.
Les porteurs C. Kueva(Thierry Magnier 14,90€)

Premier d'une trilogie, ce roman décrit une société où tous les enfants naissent hermaphrodites. Mais à 16 ans il faut choisir son sexe. Gaëlle a choisi d'être femme, Flo hésite encore, Matt, lui, sait que dans trois mois il deviendra un homme. Mais tout n'est pas aussi simple car certains sont atteints d'une déficience qui les condamne à un autre destin. On les appelle "les porteurs". Matt découvre qu'il est un de ceux là. Mais que cache vraiment la déficience des porteurs? Pourquoi l'état les tient-il sous haute surveillance?
Une formidable histoire de manipulation, de secret d'état et bien entendu d'amour...
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